De l’arrêt du tabac aux bénéfices rencontrés sur sa santé

1 milliard de personnes vont mourir à cause du tabac au cours de ce siècle à travers la planète. Une donnée qui fait froid dans le dos. Alors, à l’image des 2 000 Français qui arrêtent de fumer quotidiennement, vouloir arrêter de fumer est le souhait de bon nombre de fumeurs. Comment arrêter de fumer et quels sont les effets sur la santé ?

Fumée de cigarette

L’arrêt du tabac

Pour arrêter de fumer, il est essentiel d’être motivé, de se fixer des objectifs réalisables et, surtout de choisir le moment le plus opportun pour démarrer. Si certains substituts nicotiniques – à l’image du bupropion, de la varénicline, de la varénicline, du TCC notamment – sont pris en charge par l’Assurance Maladie, d’autres options sont également envisageables. 

La cigarette électronique

L’usage d’une cigarette électronique recrée les mêmes sensations qu’une cigarette classique de manière artificielle. Elle est composée d’une batterie, d’un réservoir et d’une résistance qui permet de créer la vapeur. La cigarette électronique – appelée également e-cigarette – est donc un dispositif électrique qui permet de vapoter. Autrement dit, suite au réchauffement d’un liquide contenu dans le réservoir de la e-cigarette, la vapeur dégagée aromatisée ou non, contenant ou non de la nicotine peut être inhalée.

Il existe cinq familles de e-liquides – les fruités, les mentholés, les gourmandes, les boissons ou bien les classiques ayant la saveur du tabac – mais aussi cinq dosages possibles de l’absence totale de nicotine à la quantité la plus forte de nicotine soit 19.6 mg/mL. Pour éviter d’être plus dépendant, mieux vaut préférer un e-liquide correspondant à sa consommation de nicotine puis, progressivement de réduire cette teneur jusqu’à l’arrêt complet. Si la teneur en nicotine n’est pas adaptée, le manque ne sera pas comblé et le risque d’échec de sevrage voire de rechute sera d’autant plus présent.

Dans tous les cas, il est entendu que la cigarette électronique ne fait qu’accompagner le sevrage et que seuls la volonté et le désir d’arrêter le permettent.

Les autres moyens

La désensibilisation, l’hypnose, l’acupuncture, l’auriculothérapie ou encore la mésothérapie sont autant de pratiques envisageables dans le cadre d’un sevrage tabagique. Selon les personnes, il peut être préconisé de consulter un tabacologue pour multiplier les chances de réussite quant à l’arrêt du tabac. En effet, le fait de se sentir accompagné, soutenu est essentiel pour dépasser les sensations de manque et atteindre l’objectif que l’on se fixe soit, l’arrêt du tabac.

En parallèle, il est primordial de bien dormir en adoptant les bons gestes, de faire une activité sportive régulière, mais aussi d’adopter les bases d’une alimentation saine et équilibrée. Autant d’astuces qui permettent de diminuer la dépendance à la nicotine, de se sentir bien, de gérer son stress, mais aussi les éventuelles sautes d’humeur tout en freinant l’éventuelle prise de poids.

Les bénéfices sur la santé du sevrage tabagique

Même si cela peut représenter le challenge d’une vie et que de nombreux symptômes – étourdissement, insomnie, irritabilité, problèmes digestifs, toux, syndrome de manque, déprime ou encore prise de poids par exemple – peuvent apparaitre en cours de sevrage, les bénéfices sont tels sur l’organisme qu’il est important de ne rien lâcher. Bien au contraire ! Les effets bénéfiques sont quasi instantanés lorsqu’une personne arrête de fumer.

Vingt minutes après la dernière cigarette, la pression sanguine et les pulsations cardiaques redeviennent normales. La température des mains et des pieds augmente et redevient normale.

Huit heures après l’ultime cigarette, le sang a éliminé la moitié du monoxyde de carbone et de nicotine et les cellules sont de nouveau oxygénées normalement.

Un jour seulement suffit, pour que les poumons commencent à éliminer le mucus ainsi que les résidus de fumée et, le corps ne contient de monoxyde de carbone. Mieux encore, les risques d’infarctus du myocarde diminuent déjà.

Il ne faut que deux jours pour que les sens comme le goût et l’odorat s’améliorent. La nicotine elle, est entièrement expulsée de l’organisme.

Trois jours d’arrêt et, respirer devient plus facile, car les bronches se relâchent et la capacité pulmonaire s’accroit. L’énergie et la vitalité reviennent.

Entre un et neuf mois, les cils bronchiques repoussent ce qui favorise la respiration. La voix redevient plus claire.

Au bout d’un an seulement, le risque de maladies cardiovasculaires est réduit de moitié. En tenant bon, au bout de cinq ans, le risque de cancer du poumon, de la bouche, de la gorge, ou de l’œsophage diminue de moitié. Quant à l’espérance de vie, elle redevient celle d’une personne n’ayant jamais fumé au bout de dix à quinze ans.

Au final, quel que soit son parcours, il n’est jamais trop tard pour retirer tous les bénéfices pour sa santé de l’arrêt du tabac. Le tout est d’évaluer via un test, son état de dépendance, avant de se lancer.

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